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Méditation X -Gouttes intemporelles,nourrissement d'être.

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Méditation X -Gouttes intemporelles,nourrissement d'être.

Message  yannesoganesh le Mer 13 Fév - 18:23

[img]http://esotcelt.unblog.fr/files/2008/02/gouttesderosesintemporellementhumainestavestiesparlebarbeldelinconscience.jpg[/img]

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A la goutte de rosée matinale qui perle infinitive au lever du soleil illuminant l’ajonc vert et le genêt jaune de la lande.,
Je souhaite à l’aube du jour de l’être la connaissance à elle-même en conscience de présent

A la goutte de rosée crépusculaire dans les bruyères en mauve qui perle infinitive au coucher du soleil sur fond de ciel en marine saline,
Je souhaite que les saisons dans les cycles des lunes et des étoiles en transits humains nourrissent les chemins.

Toutes ces gouttes initiant la conscience des diurnes et des nocturnes de l’être pour tous ces intemporels, abolissant les peurs, inhibant les désirs, générateurs de tous les dons de soi.

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Re: Méditation X -Gouttes intemporelles,nourrissement d'être.

Message  Gwemaline... le Mer 27 Fév - 19:30

Chris m'a transmi ce matin une trés belle phrase que j'ai envi de poser là...

Elle est de Roger Caillois(1013-1978)

"Admirer la beauté d'une pierre, d'une fleur ou d'un oiseau n'est rien d'autre que d'y retrouver avec joie la présence déployée d'un ordre unique qui nous régit ensemble."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Caillois

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Re: Méditation X -Gouttes intemporelles,nourrissement d'être.

Message  yannesoganesh le Sam 1 Mar - 1:52

Tu pouvais certes déposer ton obole de verbe ici, mais le faisant, tu renforce ma pensée et ses effets de méditations, et je trouve cela génial.

yannesoganesh

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Re: Méditation X -Gouttes intemporelles,nourrissement d'être.

Message  yannesoganesh le Sam 1 Mar - 3:30

Roger Caillois est un essayiste français, né à Reims le 3 Mars 1913, mort à Paris, le 21 décembre 1978.
Après des études classiques, il entre à l’Ecole Normale Supérieure et passe une agrégation de grammaire. En 1938, il fonde avec Georges Bataille et Michel Leiris le « Collège de Sociologie », destiné à étudier les manifestations du sacré dans la vie sociale. D e1940 à 1945 il séjourne en Amérique du Sud, où il crée l’Institut Français de Buenos Aires et lance une revue, Les Lettres Françaises.
De retour en France, il crée chez Gallimard la collection « La Croix du Sud » qui publiera des grands auteurs latino-américains comme Jorge Lui Borges ‘Acevedo’) [poète argentin], Pablo Neruda [poète chilien] ou Miguel Angel Asturias [poète guatémaltèque].
En 1948, il assume la direction de la division des lettres, puis du développement culturel à l’UNESCO, et fonde, dans le cadre de celle-ci, la revue de science humaine Diogène.
En 1971, il est élu à l’Académie Française, au fauteuil de Jérôme Carcopino. En 1978, peu de temps avant sa mort, il reçoit successivement le Grand Prix national des lettres, le pris Marcel Proust pour son ouvrage le Fleuve d’Alphée, et le pris Européen de l’essai.
Cette triple consécration, vient honore rune œuvre déjà fort abondante, et essentiellement composé e d’essais :
-La mante religieuse (1939)
-Le Mythe et l’homme (1938)
-HOMME et le sacré (1939)
-Le Rocher de Sisyphe (1945)
-Les Impostures de la poésie (1945)
-Babel (1948)
-Description du marxisme (1950)
-Description de HOMME Perse (1954)
-HOMME qui vient des rêves (1956)
-Art poétique (1958)
-Méduse et Cie. (1960)
-Ponce Pilate (1961)
-Esthétique généralisée (1962)
-Bellone ou la pente de la guerre (1963)
-Au cœur du fantastique (1965)
-Pierres-images, images (1966)
-Anthologie du fantastique (1968)
-Cases d’un échiquier (1970)
-La Pieuvre (1973)
-La Dissymétrie (1973)
-Approche de l’imaginaire (1974)
-Pierres Réfléchies et Obliques (1975)
-Le Fleuve Alphée (1978)
-Approches de la poésie (1978)
-Rencontres (1978)

Et

Le Champ des signes (1978).

*

Né littéralement à la fois sous le signe de Paul Valéry et sous celui d’André Breton, Roger Caillois restera tout au long de son œuvre marqué par cette double appartenance apparemment contradictoire.
De Paul Valéry, il retient une certaine leçon de classicisme et de clarté du langage, un certain cartésianisme presque didactique et militant. Mais des Surréalistes et (et peut-être de Georges Bataille), il garde une certaine fascination pour ce qui déborde les cadres du rationnel : les rêves, les mystères du monde minéral ou animal, les secrets de la poésie, l’univers du fantastique.
Sa passion pour la littérature latino-américaine – qu’il a introduite en France- ressortit également à cette fascination, bien qu’ici, également, on le voie plus attaché au fantastique intellectuel d’un Borges qu’au tellurisme presque primitif d’un Asturias.

L’œuvre de Roger Caillois manœuvre, tel un navire, entre ces deux pôles contradictoires, et finit par se résoudre à une entreprise qui peut paraître elle-même contradictoire : plonger avec les armes de la clarté logique et cartésienne dans ces règnes qui, depuis toujours la récusent. En quoi, sans doute, il reste profondément fidèle à Paul Valéry. Le résultat est une langue bizarrement double, bizarrement déchirée dans sa structure même, où passion de clarté et passion de l’obscur à la fois s’épousent et se combattent, sans qu’on sache jamais qui des deux, finalement, va l’emporter.
Quand Caillois paraît se rapprocher des Romantiques allemands qui, comme lui, se sont penchés sur les mystères des règnes naturels, des rêves et des correspondances cachées entre le monde et l’esprit, on le voit quasiment s’effrayer et se réfugier presque dogmatiquement dans le plus traditionnel des rationalismes.
Grammairien de formation, il opte résolument, en matière d’écriture, pour le classicisme le plus « inactuel ». Mais il s’agit, on le sent, d’un rationalisme et d’un classicisme de solitaire, soucieux de ne pas sombrer dans ce qui pourtant, le hante.
Le résultat est une écriture à la fois désincarnée et passionnée, grouillante d’idée, (ce qui es le propre de l’essayiste) et en même temps vide de pensées théoriques : au moment même où Caillois s’affiche théoricien, il est poète, ou inversement. Double figure, Janus obsédant et obsédé, il a su produire une œuvre étrange, presque intemporelle dans son propos et son écriture ;

Article créer et écrit par Antoine Berman [(1942-1991) – Théoricien et penseur français de la traduction]

Source : Dictionnaire des Auteurs de tous les temps et de tous les pays – Aa – Des – Editions Robert Laffont – Collection Bouquins – 1980 – ISBN / 2-221-50150-0

yannesoganesh

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